Saint Genis-sur-Menthon : Le village dispose de nouveau d’un commerce !

L'équipe municipale et les nouveaux commerçants ont mis « les petits plats dans les grands » lors de l'inauguration le week-end dernier.
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Ce samedi 6 avril a vu la renaissance de l’unique commerce de Saint-Genis-sur-Menthon fermé il y a trente-trois ans, l’Auberge Le Champ du pain. L’épicerie-café-boulangerie proposera à nouveau produits locaux, pain artisanal et lieu de convivialité aux habitants.

Ce projet communal, né pendant le confinement et répondant au besoin de proximité, a exigé l’acquisition des bâtiments de l’auberge et leur entière rénovation. Il a été rendu possible grâce à un très large soutien financier. L’opération a été la seule labellisée par l’État dans l’Ain au titre de l’installation de commerces en milieu rural.

Les jeunes artisans-boulangers qui ont fait le choix de s’y installer ont été séduits par le potentiel et l’authenticité des lieux mêlant modernité et mobilier 1900.

La précédente tenancière, Suzanne Monier, a exploité l’épicerie-restaurant durant 45 ans de 1946 à 1991. Âgée aujourd’hui de 98 ans, elle aime encore à raconter la vie qui a été la sienne durant les décennies d’après-guerre. Ses souvenirs sont autant de pages d’histoire de la commune transmises grâce à sa mémoire.

L’inauguration des lieux a donc eu lieu le samedi 6 avril dernier à 10h30 en sa présence, celle de ses successeurs Florine et Tristan et celle de nombreux élus, deux parlementaires et bon nombre de maires de la Veyle ou leurs représentants. Le maire Christophe Greffet avait préparé un long discours teinté d’émotions et fourni en citations, telles que celle de l’auteur jurassien Bernard Clavel, qui a démarré sa carrière professionnelle par un apprentissage en boulangerie décrit dans « La maison des autres » : « Le pétrin se met à tourner, le ronronnement du moteur, le claquement du bras métallique mêlant la farine à l’eau, les battements réguliers de la courroie et la vibration des vitres, tout cela s’ajoutait au grondement sourd du feu, la nuit s’était mise à vivre. »

UN NIVEAU DE SUBVENTIONNEMENT EXCEPTIONNEL

Sur les 625 000 euros de travaux, 80 % ont été pris en charge par différentes subventions :

  • l’État par la DETR : 177 000 euros,
  • l’État par le Fond de reconquête rurale : 50 000 euros,
  • la Région Auvergne Rhône-Alpes (pour les études) : 100 000 euros,
  • le Département de l’Ain : 70 000 euros,
  • la Communauté de communes de la Veyle (fonds de concours) : 100 000 euros.


LE PROJET DE FLORINE ET TRISTAN

Ils sont déjà installées au village de Saint Jean-sur-Veyle depuis quatre ans où ils ont fait leur place par la qualité de leurs produits. « Ce sont des boulangers militants qui réenchantent le pain et qui nous font partager leur passion pour notre plus grand plaisir » a relevé le maire Christophe Greffet.

Pour Florine et Tristan, « l’idée est de délocaliser nos produits en boulangerie ici à Saint Genis, proposer un service « épicerie », principalement local, ainsi qu’un plat du jour consommable sur place. Le bar proposera principalement du vin et de la bière. Notre nouvelle salariée Éline sera assistée par un extra les fins de semaine (…) Nous tenons à rappeler notre engagement en faveur des circuits courts : nous vendons du pain à des agriculteurs qui, eux, vendent leurs céréales au Moulin Marion. »

Texte et photos : Éric Bernet

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